Steve Deschênes est un poète bien avant d'être photographe. Et c'est cette âme qui caractérise ses images, particulièrement depuis qu'il a pris le virage de la nature, parallèlement à la couverture de presse, son gagne-pain quotidien. Il adore passer des heures en forêt pour immortaliser un orignal, ou un ours noir qui va finalement se lever sur ses pattes de derrière. L'appel poétique est venu de loin. Steve a passé deux périodes de sa vie à bosser dans les chemins de fer du Canadien National, avant de revenir à ses premières amours: la caméra. Il a acheté sa premère à 16 ans et suivi quelques cours ici et là, dans son petit village de Desbiens, sur les rives du célèbre lac Saint-Jean, sans jamais penser une seconde qu'il serait un jour photographe professionnel.
En 1995, il "déraille" une première fois pour s'inscrire au Collège Marsan de Montréal, en photographie commerciale. Il n'y a pas d'emploi dans ce métier. Il retourne donc sur les trains, de la Cote-Nord puis dans le Bas-Saint-Laurent, tout en travaillant à la pige pour des journaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean: Le Quotidien, Le Lac-Saint-Jean, L'Étoile du Lac, Le Réveil, Le Journal de Québec, en plus de quelques magazines et revues spécialisées. En 1999, son deuxième "déraillement" est le bon. Il décroche un poste permanent au Soleil de Québec, qu'il occupe toujours. Il prend vite goût à la photographie sportive, où il arrive à ramener des scènes et des émotions tout à fait uniques, dans un domaine pourtant "surcouvert". Ce qui lui vaut de collaborer notamment aux magazines Vélo-Mag, Canadian Hockey League, Hockey Hall of Fame, de même qu'à ceux de l'équipe de football du Rouge et Or de l'Université Laval, et des équipes de hockey junior Les Remparts de Québec et L'Océanic de Rimouski.
Steve dit avoir vécu son plus haut sommet d'adrénaline lors... du Sommet des Amériques de Québec, en 2001.
